Nous voilà confrontés à un problème inédit, majeur, d’un nouvel ordre.

Comment ne pas perdre pied face à cette équation dont l’inconnue mortelle, mondiale, systémique, vient bouleverser de façon radicale notre réalité quotidienne, notre société, notre mode de vie et nos perspectives.

Nous réalisons que des structures entières de réalités prises pour acquises sont en train de s’effondrer par pans entiers sous nos pieds.

Nous expérimentons un vertige dont la source n’est pas notre propre déséquilibre mais l’effondrement du monde qui nous entoure.

Cela s’appelle avoir un problème, vertigineux !

Au cœur de ce séisme, quelles sont nos perspectives ?

Nous devons affronter la situation avec un mental positif et cela signifie que nous devons connaître les expériences par lesquelles nous allons passer.

Le coronavirus a pris la majorité d’entre nous par surprise et nous sommes confrontés à nos propres émotions inconfortables et à celles des autres.

Entrelacs complexes de montagnes russes dont nous rêvons de descendre mais il semble que sur ce coup-ci, nous avons plusieurs tours gratuits !

Mais même si certaines situations s’étirent parfois interminablement, tout est « impermanent » et le coronavirus, n’échappera pas à cette règle de vie,…

Nous devons être patients et développer la capacité à l’être.

Et pour cela, nous devons affronter le problème avec un mental positif.

Accepter que nous ne pouvons pas contrôler la situation mais seulement nos pensées et nos réactions.

Agir sur soi, avant tout, avant de pouvoir, parfois seulement par le message subliminal de notre comportement, aider les gens autour de nous.

Une des clés est d’identifier les expériences inévitables, qui sont comme des étapes émotionnelles à traverser.

Car les reconnaître, c’est déjà sortir de la position de passivité de celui qui subit à celle d’acteur qui choisit et décide comment il va composer avec les nouveaux paradigmes, aussi compliqués soient-ils de sa nouvelle vie.

Et cette différence fait toute la différence !

Et sera effectuée d’autant plus rapidement et efficacement si vous possédez des outils et des clés pour changer votre regard sur les choses, si vous avez aiguisé cette capacité d’être tour à tour l’observateur et l’observé, si votre flexibilité mentale a été travaillée, affutée pour vous permettre aujourd’hui de faire pivoter la caméra de votre regard sur votre réalité à 360°.

Observer nos émotions, c’est les valider, et valider c’est se donner la permission d’être qui nous sommes dans l’instant, de l’accueillir pleinement, et retrouver une source d’espoir, d’inspiration.

Pour vous offrir un modèle d’observation que vous pourrez vous approprier facilement, je me suis basé sur les différentes étapes du voyage du héros, du livre le Héros aux 1001 visages, de Joseph Campbell et j’ai également nourri ma réflexion avec les étapes du deuil d’Elisabeth Kubler Ross afin de pouvoir vous permettre de comprendre de manière simple quelles émotions nous allons être amenées à vivre dans les prochains jours, voire les prochaines semaines …

Tout commence avec un point de départ à partir d’un monde ordinaire où nous étions absorbés par notre quotidien et où tout était normal.

Et Puis ! Les choses commencent … Vous commencez un processus que l’on peut définir comme une sorte de voyage intérieur où vous allez passer par 7 types d’expériences émotionnelles.

La toute première expérience émotionnelle que nous pouvons nommer :

 

1.L’Appel de la situation à vivre des expériences émotionnelles : « Il y a un virus très contagieux en Chine qui fait des morts. »

C’est en Chine donc c’est loin d’ici.

Ce fut le début du voyage avec vous même ! Chaque appel de l’expérience peut être de deux types, comme dit le Tao, qui est une sagesse millénaire et dont l’origine remonte à la chine antique : l’appel du ciel, quand c’est quelque chose de désiré, ou l’ appel du tonnerre, quand nous ne le cherchons pas et qu’il casse nos schémas, notre normalité, notre existence.

Le coronavirus appartient aux appels du tonnerre.

Peu s’attendaient à ce que cela se produise.

Beaucoup avaient des pensées du type : Ça existe au cinéma mais pas dans la vie réelle !

 

2.Vous allez faire l’expérience du Déni : « Cela ne va pas se produire ici. »

Le déni est une phase courante dans presque tous les changements indésirables et marque souvent le début d’un processus de deuil.

Le deuil de la normalité, de la sécurité, d’une certaine perception de la réalité.

C’est le plus difficile à assimiler.  Nous ne pensons jamais que cela va nous arriver

Nous nous rassurons assez maladroitement, il faut bien l’avouer : comme la Chine est loin, ce n’est pas pour nous, pas besoin de s’inquiéter ou c’est juste une grippette, ça va passer et nous occultons les éléments évidents : que le monde est mondialisé, pas seulement pour ce qui nous convient, aussi pour les maladies.

Nous nous moquons des personnes exprimant une perception plus conforme de la réalité.

Nous contestons les faits, argumentons, une partie de nous rejette ce qui a été perdu ou qui va bientôt l’être.

Nous fuyons l’idée que des virus peuvent être très contagieux, qu’ils peuvent toucher notre société, que l’état n’a pas de solution toute faite pour des catastrophes de ce type.

Pendant la période de déni, lorsque nous réalisons que cela peut nous affecter et que le danger existe, nous pouvons développer des comportements en lien avec des émotions profondément ressenties que nous avons besoin pour certain d’exprimer.

 

3.Vous allez faire de l’expérience de l’émotion de colère et la rage.

Nous sommes en colère contre le système, le manque de mesures prises par les autorités, les manifestations ou les réunions qui nous exposent à la contagion. Les personnes qui ne respectent pas les règles de sécurité.

La colère doit être transmise, que nous ayons raison ou non et elle se fait souvent via les réseaux sociaux, YouTube, Facebook et les autres … Si nous restons dans cette phase, nous sommes perdus, car nous manquerons l’opportunité d’apprentissage qui existe face à toute crise.

 

4. Ensuite, vous allez faire l’expérience de l’émotion de la peur :

« Que va-t-il nous arriver ? »  C’est l’émotion la plus profonde et la plus paralysante qui soit. Il existe une peur saine, qui est la prudence, qui implique que nous allons nous protéger, de la manière la plus adaptée à la situation.

Et il y a une autre peur toxique, qui nous conduit à l’hystérie collective, aux achats compulsifs, à des comportements aberrants

La peur est une autre phase que nous devons traverser rapidement.

La traverser, bien sûr, mais ne pas s’y enliser, sous peine qu’elle ne devienne plus contagieuse et destructrice que la maladie elle-même.

Cette peur a un pouvoir immense : celui de nous blesser profondément, et de nous priver de toute capacité de contacter nos ressources tellement utiles de conscience, d’équilibre et bon sens.

 

5.Vous allez faire l’expérience de traversée du désert de l’émotion de la tristesse : « Je suis triste et je suis vulnérable ». Il n’y a plus de peur ni de colère, seulement de l’inconfort et de la tristesse dans leur forme la plus pure.

Nous pouvons être abattus par le nombre de malades et de morts, nous connaissons des personnes touchées ou peut-être le sommes nous nous-mêmes.

C’est un moment de pure acceptation de la réalité et d’humilité.

Il n’y pas de héros qui va nous sauver.

Dans la crise que nous vivons avec le Covid-19, le voyage à travers le désert te la tristesse doit être traversé.

L’état d’esprit positif, sans toucher au désert de la tristesse, est fragile (sauf pour ceux qui vivent dans un positivisme artificiel constant, qui ont des problèmes d’empathie, ce qui, contrairement à ce que cela renvoie de triomphant, est une forme assez aiguë de déni).

La bonne nouvelle est que les traversées de déserts se terminent aussi un jour, qu’elles sont elles aussi soumises aux implacables lois de « l’impermanence ».

Nous pouvons rester coincés dans la colère ou le déni, mais la plupart des gens parviennent tôt ou tard à surmonter la tristesse.

 

6.Vous allez faire l’expérience de nouvelles habitudes avec de nouveaux repères ce qui va permettre à votre confiance en vous de renaître doucement, progressivement.

Parfois nous revisitons encore les différentes émotions mais sans y rester, ce qui est d’ailleurs positif.  Nous normalisons la réalité, nous trouvons des aspects positifs à la situation.

Nous mettons en place des choses pour aider les autres avec une conscience positive et non par peur, nous développons parfois de l’humour et de la dérision par rapport à la situation, ce qui implique de pouvoir mettre ses émotions à distance, et surtout, nous nous ouvrons à l’apprentissage de l’expérience.

Qu’est-ce que cette expérience dans ma vie m’apprend sur moi ? Sur les autres ?

Nous avons repris le contrôle de nous-mêmes !

Plus nous essayons de voir quels aspects cette expérience hors de notre contrôle veut nous apprendre, en quoi elle fait sens, plus vite nous pouvons intégrer cette expérience dans notre vie en y donnant du sens.

Nous attendions un héros externe (les autorités, les médecins, les chercheurs, les extraterrestres,…) et voilà que je suis devenu(e) le personnage le plus important du film.

Je suis devenu mon propre héros !

Ne me suis-je pas sauvé moi-même ?

 

7. Faisons un pont ensemble vers le futur.

Le coronavirus est passé et nous avons été conscients du processus de nos expériences émotionnelles ce qui nous a permis d’apprendre en tant qu’individus, malgré les nombreuses pertes que nous avons subies, je suis plus fort car j’ai découvert des choses essentielles qui m’ont rendu plus riche intérieurement.

En devenant plus riche intérieurement, je suis devenu plus fort mentalement et le héros de ma vie.

Une partie de moi a envie pour conclure de vous offrir ces quelques mots, qu’un vieil homme un peu farfelu m’a offert un jour, griffonné sur un vieux carnet, à l’époque ça m’a fait sourire, il m’avait beaucoup attendri, il était fou, il était sage, c’est drôle que je repense à lui.

Voici les quelques mots qu’il m’a laissé, ils sont peut-être appropriés à cette épreuve particulière à laquelle nous sommes confrontés :

« J’ai même retrouvé un trésor, enterré depuis mon enfance, dans une vieille boîte, au pied d’un arbre où j’avais construit une cabane.

Ce trésor je n’y pensais plus, tu sais ce que c’est, on devient grand, on ne sait même plus ce qu’on a perdu.

On ne reconnaît plus les galets qui ricochent bien dans les rivières,

On ne comprend plus les grenouilles, on ne trouve plus de coléoptères.

Parfois on croit que tout est dû et c’est seulement après la guerre, que l’on retrouve l’émerveillement ».

Et nous aurons, coachs en tout genre et aussi de l’Académie de Coaching Mental, beaucoup à faire après cette expérience vécue à un niveau mondial pour accompagner les personnes à retrouver l’émerveillement dans une réalité qui nous aura transformé.

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